16 juin 2007

Castaignède amer

«Je suis déçu, ce n'est rien de le dire». Ces mots, bruts, publiés dans les colonnes du quotidien Sud-Ouest sont signés Thomas Castaignède. L'arrière des Saracens ne cache pas sa tristesse. Non retenu dans la liste des 30 convoqués pour défendre les chances du XV de France lors de la prochaine Coupe du Monde, l'ancien joueur de Toulouse a du mal à digérer. Et le fait savoir.

«C'est ma mort sportive. J'ai l'impression d'avoir perdu un être cher. C'est la plus grosse déception de toutes. De très loin... Tiens, j'aurais préféré me blesser et qu'on me dise que c'était fini, que je ne pouvais plus rejouer. Le truc le plus terrible qui me revient en tête, c'est que pour moi, désormais, il n'y a plus de dimanche prochain. Je me doutais bien que je n'allais pas en être. J'étais un peu dans la peau d'un mec qui est en prison et qui sait qu'il va être guillotiné. A l'arrivée, je suis passé à l'échafaud».

La déception est d'autant plus grande pour l'arrière que ce dernier ne fait pas partie de la liste cachée de Bernard Laporte. «Là, j'avoue ne pas bien comprendre. Surtout quand, à un moment donné, on te dit et on te répète que tu es l'arrière numéro un. C'est un peu comme si on me portait le gâteau d'anniversaire et qu'au moment de souffler les bougies, on l'avait enlevé». Pas de quoi entretenir donc «de grandes amitiés» avec le sélectionneur et son manager Jo Maso.

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